Traduction

Oh Simone! Warum wir Beauvoir wiederentdecken solltenJulia Korbik, Rowohlt Taschenbuch Verlag, 2017

Publication aux Éditions La Ville Brûle : avril 2020

« Simone a beau nous avoir quittés il y a plus de trente ans, sa pensée, ses questionnements et ses réflexions demeurent plus que jamais actuels. Son engagement féministe, ses activités politiques, ses essais philosophiques, son œuvre littéraire ou tout simplement la façon dont elle a choisi de vivre sa vie : tout en elle vaut la peine d’être découvert. Voici ce que propose Oh, Simone : penser, lire, apprendre, aimer et rire (oui, c’est promis !) avec Simone de Beauvoir, une femme résolument moderne. »

 

 

 

 


Warten auf Schnee, Karoline Menge, Frankfurter Verlagsanstalt, 2018

Pauli, 16 ans, et sa sœur adoptive Karine, 14 ans, vivent seules dans leur maison située à l’extérieur du village. Leur mère les a quittées un jour de janvier sans laisser d’explication. Elle n’est pas la première à disparaître et ne sera pas non plus la dernière : au village, mois après mois, année après année, les habitants s’en vont. De l’autre côté des collines sans doute, mais peut-on en être vraiment sûr ? Les maisons sont encore pleines des affaires des disparus. Et puis un troupeau de vaches ne disparaît pas en une nuit sans faire de bruit… Après le départ de leur mère, Pauli tente tant bien que mal de maintenir une routine : couper le bois, cuisiner, surveiller Karine… Mais les souvenirs remontent peu à peu, ceux des jours heureux en famille, avant l’arrivée de Karine et lorsque son père était encore là, et ceux des jours plus tristes, les sombres histoires, de celles qu’on aimerait enterrer pour toujours dans le noir des forêts. Bientôt, les réserves de nourriture commencent à manquer. Les animaux sauvages rôdent autour de la maison. La neige menace de tomber et d’isoler les deux sœurs définitivement.

Présentation et essai de traduction disponible sur demande.


Nichts, was uns passiert, Bettina Wilpert, Verbrecher Verlag, 2018

Été 2014. Coupe du monde de football. Anna rencontre Jonas à l’université. Ils se revoient quelques jours plus tard à l’occasion d’une fête d’anniversaire. Très alcoolisés, ils passent la nuit ensemble. Anna dit qu’elle a été violée. Jonas dit qu’il s’agissait d’un rapport sexuel consenti. Deux mois s’écoulent avant qu’Anna décide de porter plainte. Le roman s’ouvre sur la rencontre des deux étudiants et s’achève avec le verdict du juge. Il fait alterner, au style indirect – on suppose que le narrateur est journaliste –, leurs deux versions des faits tout en incluant le témoignage de leur entourage (la colocataire, l’ami commun, la sœur d’Anna etc.).

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Die Nachkommende, Ivna Zic, Matthes & Seitz, Berlin, 2019

Plein été. Une jeune femme allongée dans un train, quelque part entre Paris et Zagreb. À Paris : une relation sans avenir avec un homme marié. À Zagreb : une île, la maison d’une grand-mère et toute la famille qui l’attend, tradition estivale. Fuir, revenir, quitter, rendre visite, die Nachkommende est une histoire de trains qui arrivent et repartent, s’arrêtent parfois, de pensées qui arrivent et repartent, s’arrêtent parfois : l’arrivée à Zurich, enfant, après avoir fui un pays qui changera bientôt de nom, la rencontre avec un homme, le souvenir de cette connexion que ni lui, ni elle ne parviennent à nommer, la conversation imaginaire avec un grand-père décédé, (ne pas) parler de la guerre.

Où se construire, que construire, et en quelle langue quand partout les frontières s’estompent ? Un court roman, subtil et dense, sur le rapport à l’Histoire d’une génération très tôt marquée par celle-ci, sur son rapport à la langue, à la frontière, aux relations qui sans cesse se (dé)nouent et dont, parfois, on ne sait que faire.

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Balg, Tabea Steiner, Bücherlese, 2019

S’installer dans un village à la campagne pour élever son enfant : le rêve de beaucoup de trentenaires. Celui d’Antonia et Chris ne durera néanmoins pas longtemps. Épuisés depuis la naissance de leur fils et se sentant rapidement isolés, les tensions montent. La séparation est inévitable. Chris retourne en ville, Antonia élève seule Timon dans le village de son enfance. Elle manque d’argent, son quotidien l’oppresse. Timon se révèle difficile, violent, le genre de mioche (« Balg ») que les autres mères aimeraient garder à distance de leurs enfants. Personne n’entend la souffrance de Timon, sauf peut-être Valentin, le facteur, qui fut l’instituteur d’Antonia. Une relation fragile se noue entre Timon et lui, mais au village on voit cela d’un très mauvais œil, on ne dit rien bien sûr, mais quand on pense à ce qui s’est passé autrefois…

Présentation et essai de traduction disponible sur demande.